carte turin

Ville d’Italie, capitale du Piémont et chef-lieu de province.

C’est sur le site, sans doute, de l’ancienne Taurasia, cité du peuple celto-ligure des Taurini, détruite en 218 avant J.-C. par Hannibal, qu’Octave (Auguste) fonde la colonie romaine Augusta Taurinorum.

Après la chute de l’Empire romain, la cité traverse une période obscure, dont l’histoire retient cependant la personnalité de l’évêque saint Maxime (ve s.). Capitale d’un duché lombard au vie s., sous l’occupation carolingienne, elle est confiée à un comte. Érigée en marche par Bérenger (milieu du xe s.), elle échoit par mariage, avec ses dépendances de Suse, d’Ivrée et de Pignerol, à la maison de Savoie (1048). Après le démembrement de la marche, elle lutte pour acquérir une certaine indépendance politique, mais doit définitivement se soumettre à la maison de Savoie en 1280. Inlassablement, celle-ci va lutter pour consolider son État, l’accroître aux dépens des potentats voisins, puis œuvrer pour l’unification du Piémont et finalement de l’Italie.

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En 1418, sous Amédée VIII, Turin devient la capitale de la Savoie devenue duché. Ce n’est encore qu’une petite ville, peu différente de l’ancienne cité romaine, mais dont la population va rapidement s’accroître au cours du xvie s. De grands travaux de fortifications sont terminés en 1566 sous Emmanuel-Philibert Ier (duc de 1553 à 1580) ; la ville se couvre de superbes édifices, qui constituent un très bel ensemble baroque. Victor-Amédée Ier (1630-1637), Charles-Emmanuel II (1638-1675) et Victor-Amédée II (1675-1730), qui prend en 1720 le titre de roi de Piémont-Sardaigne, contribuent à son embellissement. Mais c’est surtout le roi Charles-Emmanuel Ier (1730-1773) qui y fera preuve de sa magnificence : Montesquieu pourra glorifier l’œuvre de ce roi philosophe, qui, selon lui, a fait de Turin « le plus beau village du monde ».

Au cours des conflits qui opposent la Savoie à la France, les princes savoyards jouent le plus souvent la carte autrichienne ou espagnole ; son rôle de « portier des Alpes » vaut à la ville nombre de vicissitudes. Les Français occupent Turin de 1536 à 1562 et l’assiègent à deux reprises, en 1640 puis, au cours de la guerre de la Succession d’Espagne, en 1706. Encerclée de mai à septembre et soumise à un bombardement intense, la ville n’est délivrée qu’après la victoire du Prince Eugène sur Philippe d’Orléans (7 septembre 1706). Elle est conquise de nouveau en 1798 ; elle est annexée à la France par Bonaparte qui en fait, de 1802 à 1814, le chef-lieu du département français du Pô. En 1814, elle revient à la maison de Savoie et, durant toute la première moitié du xixe s., elle joue un rôle important dans le mouvement du Risorgimento, qui contribue à la réalisation de l’unité italienne ; en 1861, elle devient la capitale du nouveau royaume d’Italie.

Mais elle ne le reste pas longtemps et, en 1865, elle perd son rang de capitale au profit de Florence, où résideront les rois d’Italie avant la prise de Rome. Les 26 et 28 janvier 1859 et le 24 mars 1860, deux importants traités sont signés à Turin entre Victor-Emmanuel II et Napoléon III, promettant puis cédant à la France, en échange de son aide militaire contre l’Autriche, la Savoie et Nice.

 


Taille: 150 cm

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